Ce qui subsiste après la disparition est au cœur du travail de Lucie Gholam.
À travers la notion d’« hyper-ruine », la designer franco-libanaise interroge la vie des matériaux, des architectures et des objets après leur fonction initiale — ce qui persiste, émotionnellement et physiquement.
Ses pièces apparaissent souvent comme des fragments issus de temporalités incertaines, entre vestiges archéologiques et projections futures. Les matériaux existants sont réemployés, déplacés, transformés, laissant visibles les traces d’usure, de rupture et de reconstruction.
Formée au design spatial entre Paris, Helsinki et Eindhoven, Lucie développe une approche architecturale de l’objet, tout en évitant toute rigidité formelle. Pop culture, théories queer et féministes, mémoire personnelle et héritage méditerranéen se croisent dans des formes volontairement instables.
Plutôt que de rechercher la permanence, sa pratique s’attache aux états de transition — là où les objets continuent d’évoluer, porteurs de traces, d’attachement et d’expérience vécue.
Expositions avec SM Bureau
Matter in Bloom, Paris, 2026
Œuvres disponibles sur demande